JURA - Le président de l'association, Laurent Schaffter, se montre moins critique que son comité par rapport au courant éolien. Librevent est tout électrique.
Deux sujets demeurent chauds dans les Franches-Montagnes: la commune unique et les éoliennes. Dès lors, à chaque fois qu'un camp croit débusquer ne serait-ce qu'une virgule de travers, il actionne. Récemment, Librevent, hostile à l'implantation de nouvelles éoliennes industrielles sur l'Arc jurassien, a hurlé comme un putois à la suite des propos tenus par Laurent Schaffter sur les ondes de la RSR. Le président de l'Association pour le Parc naturel régional du Doubs (APNRD) a notamment lâché " qu'il faut faire des concessions " en matière de courant éolien.
Des propos " insensés " pour Librevent. Scandalisée, l'association ajoute que l'ancien ministre circule à contresens de son comité, qui s'était prononcé en mars dernier contre l'implantation de nouvelles éoliennes industrielles sur le site du Parc. Ledit comité avait fait part de sa position aux trois cantons concernés, Neuchâtel, Berne et Jura La charte du Doubs reprend noir sur blanc le même souhait.
Laurent Schaffter nage-t-il à contre-courant? Atteint hier alors qu'il se remet gentiment d'une opération au tendon d'Achille qui l'oblige à se déplacer à l'aide de béquilles, le président de l'APNRD est étonné de cette pseudo-polémique. " Le comité du Parc a pris cette décision avant mon arrivée ", tient-il à préciser. " Il a écrit dans ce sens au ministre Receveur dans le cadre des réflexions en cours au sujet de l'élaboration d'un nouveau plan directeur. Je n'ai émis qu'un avis personnel sur ce dossier. Si l'on entend sortir du nucléaire, il faudra bien prendre en compte toutes les énergies vertes. Et l'éolien en fait partie, personne ne peut l'ignorer. Je sais très bien que ce n'est pas forcément l'opinion du comité. Mais bon. Il existe des gens qui ont la susceptibilité très pointue ."
Laurent Schaffter est catégorique: " Je n'ai jamais affirmé qu'il faut implanter de nouvelles éoliennes dans le périmètre du Parc. Le dossier doit être traité au niveau intercantonal, voire avec nos amis français. Et les éventuels sites retenus devront obligatoirement avoir reçu l'accord des populations concernées. " Puis, l'essentiel: " Dans le fond, rien ne change. La position du comité reste valable. Elle est prise, je la respecte. Pas question de revenir en arrière, ni d'en faire une affaire d'état. "
Jusqu'à la prochaine fois.
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Des conférences par secteurs
La procédure d'approbation du contrat de parc entre les communes et l'APNRD est lancée. Les 19 communes concernées par le projet (14 jurassiennes, quatre neuchâteloises, une bernoise) reçoivent ces jours le texte de la charte qui lie les différents partenaires pour une période de 10 ans (2013-2022). Il s'agit du document encore provisoire déposé à Berne le 13 janvier dernier et dont la forme définitive sera soumise à l'assemblée générale du Parc le jeudi 15 mars. Il sera examiné au préalable par le comité du Parc formé des communes et des associations.
La lettre aux communes précise aussi les moyens qui seront mis en oeuvre pour informer la population avant les votations de cette année dans les législatifs communaux. En plus des supports existants (journal du Parc, internet, communiqués), des conférences seront organisées par secteurs (Clos-du-Doubs, Montfaucon, Les Breuleux, La Ferrière et Le Locle). Les communes qui le souhaitent bénéficieront d'une séance individuelle. Par ailleurs, une visite destinée aux élus communaux aura lieu le vendredi 9 mars. Ceux-ci se rendront dans le canton de Soleure pour mieux connaître les réalités concrètes d'un parc en activité, en l'occurrence celui du Thal.
A noter encore l'importante réunion du mardi 7 février à Maîche, où les élus et les associations membres de l'APNRD prendront connaissance d'une étude française portant sur l'état sanitaire du Doubs.