STE.-CROIX - Les opposants au parc prévu par Romande Energie souhaitent que ce projet sefface au profit de panneaux photovoltaïques
Cité de lEnergie depuis plusieurs années, Sainte-Croix pourrait devenir la première commune vaudoise à accueillir un parc éolien. Mais le sujet divise les habitants depuis des lustres. A moins dun mois dun scrutin qui permettra à la population de faire connaître son avis, le ton se durcit. Opposants et partisans organisent de leur côté des soirées dinformation qui font salle comble.
Mardi soir, il était très difficile de trouver à se garer aux abords de la salle communale, alors que lAssociation pour la sauvegarde des Gittaz et du Mont-des-Cerfs (soit le site où Romande Energie a prévu dimplanter six éoliennes, à 1300 mètres du centre du village) avait réuni Philippe Roch, lancien directeur de lOffice fédéral de lenvironnement, et des riverains déoliennes jurassiennes pour des témoignages à charge contre cette technologie dont ils ont dabord «vanté» les désagréments, bruit en tête.
«Un train passe, une moto sarrête. Une éolienne jamais. Tu deviens sonné», a ainsi lancé Guy Froidevaux, bûcheron au Noirmont (JU). «On ne shabitue pas aux éoliennes», reprend Pascale Hoffmeyer, de Saint-Brais (JU). Pour la première fois depuis que ce sujet divise les Sainte-Crix, des solutions alternatives ont été avancées. Leffet Fukushima?
Si la salle était bel et bien opposée aux pylônes à hélice, elle ne létait pas à toute forme dénergie renouvelable. Habitant de Mauborget, Daniel Meier a évoqué explicitement le photovoltaïque. «Il faut que lassociation de sauvegarde modifie son angle dattaque et milite pour linstallation de panneaux sur les nombreux toits plats de Sainte-Croix!» Un appel relayé par Roman Hapka. Le directeur suppléant de la Fondation suisse pour la protection et laménagement du territoire a déclenché un tonnerre dapplaudissements lorsquil a invité le Conseil communal «à demander une étude des toits communaux susceptibles daccueillir des panneaux photovoltaïques».
Les partisans du projet de Romande Energie étaient-ils totalement absents de la salle de débats? Ou sétaient-ils réservés pour les deux séances dinformation mises sur pied hier et ce soir? Ils se sont en tout cas montrés fort discrets, mardi. Tout juste le syndic, Franklin Thévenaz, a-t-il pris la parole, en fin de soirée et sur demande expresse de lassemblée, pour rappeler quil ny avait «pas de technologie sans effets négatifs». «Mais après la votation du 5 février, il faudra quon continue à vivre ensemble
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